
Paroisses catholiques du secteur pastoral de Sarzeau
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Paroisses catholiques du
secteur pastoral de Sarzeau
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La paroisse de Saint Gildas de Rhuys
Saint Gildas

Crédit photographique : Anne Lefeuvre
Gildas est issu d’une noble famille bretonne, il vit le jour en Écosse vers la fin du Ve siècle.
Les Vème et VIème siècles sont des époques particulièrement troublées. L'empire romain était alors le siège d'une des civilisations les plus avancées du monde autour de laquelle tournent dans leurs précarités de multiples peuples dits "barbares" désireux d'accéder à cette immense zone de prospérité. On y circulait facilement grâce aux voies romaines et en sécurité grâce aux légions romaines qui montaient la garde. Cela permet de commercer et donc de s'enrichir, de consommer et donc de se cultiver, de développer les arts dans les villes.
Le débarquement de Jules César dans l’île de Bretagne cinquante-cinq ans avant notre ère, avait imposé dans cette région la "Pax-Romana" comme tout autour de la Méditerranée.
Au Vème siècle cet empire implose et meurt de son gigantisme incapable de défendre ses frontières contre tous ceux qui rêvent d'y pénétrer. En 395, le mur d'Hadrien qui sépare l’Angleterre et l’Écosse résiste encore. Mais en 407 quand les Calédoniens, Pictes, Angles et autres saxons reviennent à la charge, plus personne ne le défend.
Les Bretons divisés en de multiples clans refluent et peu à peu viennent par clans entiers se mettre à l’abri en traversant la mer vers l’Armorique. Ils rejoignent leurs cousins romanisés.
Gélase est pape à Rome. Ravenne est la capitale d’Occident de l’empire. Clovis épouse Clotilde à Soissons.
Le petit Gildas a deux ans quand le futur roi Arthur repousse les calédoniens à la bataille du Mont Badon gagnant encore cinquante-cinq ans de paix avec les Saxons. A sept ans il est confié pour son éducation à Philibert dans l’île d’Oya. A quinze ans, il descend en pays de Galles faire ses études à Lann Iltut, dans l’une des plus célèbres écoles monastiques du moment.
À vingt-deux ans, diplômé comme ses amis Bieuzy, Cado et Taliésen, il repart en Écosse et en Irlande pour une première tournée d’évangélisation.
A vingt-cinq ans, il est ordonné prêtre. Surnommé "le sage", il poursuit son ministère itinérant visant à convertir les ses compatriotes par une éloquence sacrée aussi simple qu’efficace
.
À trente ans, on le retrouve à Rome que dirige Théodoric, l’Ostrogoth. Benoît construit alors son abbaye sur le mont Cassin. Gildas étudie encore dans les bibliothèques de Rome et rentre en passant sans doute par Ravenne. Il est alors en pleine maturité et rêve de s’enfouir dans la vie d’ermite.
En pensant à Oya, il trouve son bonheur en découvrant l’île alors déserte de Houat où il s’installe, vivant de fruits de mer et de racines. Un pécheur le découvre par hasard, ce pécheur fait partie de ces Bretons immigrés, déracinés, un peu paumés, ne parlant guère le latin de leurs cousins gallo-romains et se battant pour survivre au milieu des forêts : « Père, toi qui sais, parle nous … Dis-nous ! …Où allons-nous ? Comment faire ? Pourquoi vivre ? »
Puis d’autres pêcheurs arrivent, la rumeur aidant, un par un débarquent à nouveau et repartent, et d’autres encore reviennent…
À trente-neuf ans, il cède aux demandes du comte Waroch de Vannes qui veut le faire venir dans l’ancien castrum romain de Rhuys, en ruine, pour pouvoir mieux conseiller les uns et les autres. Le but est de redonner le moral à ces exilés bretons en Armorique du Sud. Un an plus tard, notre ermite est entouré comme à Iltut plutôt, d’une trentaine de moines, chacun dans sa hutte, et d’une cinquantaine d’élèves. De nombreux foyers s’installent aux alentours. On défriche la forêt car il faut cultiver si l’on veut manger.
À quarante-cinq ans, il fait encore une nouvelle tournée dans l’île de la Grande Bretagne et en Irlande. Il écrit "De excidio Britaniae" (De la décadence de la Bretagne), un ouvrage polémique et pamphlétique sur l’histoire des rois de Bretagne et la conduite des princes de l’Église. Ce document qui fonde encore la plupart de nos connaissances sur cette époque tourmentée est une vigoureuse admonestation, écrite en latin, destinée à provoquer un sursaut et une conversion.
À cinquante-ans, il réessaye de s’isoler dans le pays de Lanvaux au bord du Blavet chez son ami Bieuzy, termine son "De ex-cidio" mais revient finalement dans son monastère de Rhuys. Ses démêlés politiques, comme ‘expérimenta Tréphine, la fille de Waroch de Vannes, qu’il ne put sauver des griffes du comte de Poher, Conomore, (la poursuivant de Carhaix jusqu’à Vannes pour l’assassiner sous les remparts au Bondon)… sont restés célèbres.
Quand il a soixante-douze ans, l’abbaye est déjà un phare pour toute la Bretagne Sud. La plupart de ses amis sont morts. En bon ermite, il a tout délégué autour de lui et repart, malgré son aura de sage, à Houat terminer sa vie dans la solitude et l’ascèse.
À soixante-dix-sept ans, vers 570, il s’éteint. De nombreux moines ont accourus pour ses obsèques.
Son corps selon la tradition a été confié à la mer sur une barque sans pilote. Deux mois après, on la retrouve échouée à l’entrée du golfe, au pied de la pointe du Petit-Mont au Crouesty. Il est alors amené dans son monastère de Rhuys et enterré dans le déambulatoire derrière le maître-hôtel de l’abbaye.
Ses reliques emmenés jusqu’à Châteauroux lors des invasions normandes ont été ramenées à l’abbaye de Rhuys qui fut reconstruite après ces invasions.
Aujourd’hui, nous pouvons vénérer quelques restes de son corps enchâssées dans des superbes reliquaires que l’on porte en procession de son pardon : le chef pour penser, la main pour indiquer, les jambes pour avancer.
Saint Gildas est également connu sous les formes bretonnes san Weltas ou sant Gweltas. Saint Gildas est toujours représenté en Bretagne avec une bête à cornes à ses pieds
Saint Gildas est inscrit au Martyrologe romain.
Il est fêté le 29 janvier.
Sources :
- https://nominis.cef.fr/contenus/saint/526/Saint-Gildas.html
- homélie du père Gildas Kerhuel pour le pardon de Saint-Gildas-de-Rhuys en 2014